25.11.2019, 17:57

Un nouvel écrin moderne et écologique pour le CPLN

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Le nouveau patio, entouré des bâtiments A et B, ainsi que des locaux administratifs.

Enseignement Le Centre professionnel du Littoral neuchâtelois a inauguré ce lundi son nouvel écrin, après cinq ans de travaux. Visite guidée entre nouveautés et assainissements écologiques.

Cinq ans de travaux, cinq autres années de planification et 38,48 millions de francs dépensés. C’est un chantier colossal qui est en train de se terminer du côté du Centre professionnel du Littoral neuchâtelois (CPLN), à la Maladière, à Neuchâtel. Ce lundi 25 novembre fera date pour l’institution, puisqu’elle a inauguré officiellement ce nouvel écrin «dont la façade fait scintiller l’entrée de la ville», selon la conseillère d’Etat Monika Maire-Hefti

«Nous avons désormais des locaux qui correspondent vraiment aux besoins des apprentis et de leurs professeurs», apprécie le directeur général du CPLN Claude-Alain Vuille. Construite bâtiment par bâtiment depuis les années 1960, l’école professionnelle devient un véritable campus moderne unifié. Une école désormais aussi exemplaire d’un point de vue écologique, puisque les bâtiments sont en phase d’obtenir une labelisation Minergie P. «Nous pouvons être fiers des travaux réalisés», estime Yves-Olivier Joseph, l’architecte cantonal.

Alors que des travaux extérieurs seront encore menés en 2020, «le CPLN peut désormais parler d’égal à égal avec le Microcity et le stade de la Maladière», image l’architecte responsable du projet, Jean-Marc Bovet.

1. Des nouvelles façades pour économiser de l’énergie

L’architecte cantonal Yves-Olivier Joseph dans une salle de classe. Entre les fenêtres se cachent des volets, permettant une aération naturelle du bâtiment. (Photo Muriel Antille)

Architecte cantonal, Yves-Olivier Joseph a résumé en un chiffre le résultat des travaux d’assainissement du CPLN: en mêlant chauffage et efficacité énergétique, la rénovation permet d’économiser 60% d’énergie, principalement grâce aux nouvelles façades des bâtiments. Ce grand travail s’illustre particulièrement bien dans les salles de classe. De larges rebords ont été aménagés sous les fenêtres. Ils cachent 38 cm d’isolation thermique.

«Le pari a été de trouver une alternative au double flux, la solution d’habitude privilégiée pour gérer la climatisation et l’aération dans les bâtiments publics. Nous n’avions pas la place vu la hauteur des salles», indique l’architecte responsable Jean-Marc Bovet, du bureau Qubbarchitectes, de Fribourg. Du coup, la solution se cache dans les piliers entre les fenêtres. Des volets y ont été installés. Un système de sondes et de détecteurs gère l’ouverture et la fermeture de ces volets afin de maintenir une bonne température dans les classes. Des isolants phoniques ont aussi été installés. «Nous avons également mis à jour l’ensemble du CPLN par rapport aux normes coupe-feu ou parasismique.»

2. Une vraie entrée

Au nord, entre les bâtiments A et B, le CPLN possède désormais une véritable entrée. (Photo Muriel Antille)

Le CPLN possède désormais une véritable entrée principale. «Jusqu’ici, nous en avions trois. Cela correspondait aux étapes de construction de l’école», remarque Jean-Marc Bovet. Le grand hall d’entrée, long de 60 mètres, est voisin d’un autre nouvel espace bientôt mis à disposition des apprentis, un patio. Dessiné par deux élèves de l’école, ce lieu devrait se transformer en terrasse durant les pauses de midi. Au rayon des nouveautés, on peut encore citer le Carré bleu (la médiathèque nouvelle génération) et l’extension du bâtiment C, où des salles de classe ont été construites au-dessus de la halle industrielle.

3. Un couloir qui réunit

Tout le campus est désormais relié par un couloir central, ici la passerelle entre les bâtiments E et C. (Photo Muriel Antille)

Si, durant le chantier, le directeur général Claude-Alain Vuille devait «se poser la question d’où il fallait passer pour se rendre en séance», la situation est devenue beaucoup plus simple. Un couloir continu réunit désormais tous les bâtiments. «C’est un élément central», indique l’architecte Jean-Marc Bovet. «Il réunit tous les bâtiments et alimente tout le système de circulation.» Au centre, le couloir traverse un vaste espace central occupé par la cantine et le Carré bleu. «C’est le centre du village», image Cédric Levrat, responsable communication de l’école. Les apprentis se sont déjà bien approprié ces espaces, le Carré bleu a vu sa fréquentation décupler depuis sa création en début d’année.

4. Des œuvres remises en valeur

L’œuvre d’Hugo Crivelli est désormais mise en valeur par la nouvelle entrée principale du CPLN. (Photo Muriel Antille)

Dans sa cour ou ses couloirs, le CPLN possédait quatre œuvres d’art. Deux viennent d’être restaurées et remises en valeur. «Le pourcent culturel a été surtout utilisé pour remettre en état les œuvres existantes», précise Jean-Michel Deicher, architecte cantonal adjoint. La sculpture d’Hugo Crivelli et la fresque mobile d’Anne Monnier accueillent les visiteurs devant et dans le hall d’entrée. Une autre œuvre a par contre disparu. Il s’agissait d’une fontaine d’André Ramseyer. «Nous allons installer une nouvelle œuvre du même artiste dans le nouveau patio», assure Jean-Michel Deicher.


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