Neuchâtel Xamax FCS
 12.10.2017, 11:43  

Max Veloso: "La générosité existe"

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Dante Senger (en rouge, à l’arrière-plan) ramenait systématiquement de Neuchâtel du matériel de football qu’il distribuait aux enfants de son village, en Argentine.

 12.10.2017, 11:43   Max Veloso: "La générosité existe"

Chronique - Retrouvez chaque semaine les confidences de Max Veloso, milieu de terrain de Neuchâtel Xamax.

«Je suis très content que Xamax s’associe au programme de dépistage du cancer du sein: je serai fier d’arborer un maillot rose et noir dimanche face à Chiasso. Si la popularité du football peut aider à donner une visibilité plus grande à une bonne cause, j’en suis enchanté.

Bien sûr, dans le cas de très grands joueurs, on peut se demander si les gestes de bienfaisance sont désintéressés ou s’ils font partie d’un...

«Je suis très content que Xamax s’associe au programme de dépistage du cancer du sein: je serai fier d’arborer un maillot rose et noir dimanche face à Chiasso. Si la popularité du football peut aider à donner une visibilité plus grande à une bonne cause, j’en suis enchanté.

Bien sûr, dans le cas de très grands joueurs, on peut se demander si les gestes de bienfaisance sont désintéressés ou s’ils font partie d’un plan de comm’, pour améliorer son image, comme lorsque Cristiano Ronaldo finance l’opération d’un enfant. Des sportifs comme lui ou Roger Federer sont aussi des ‘marques’. Mais au fond, peu importe si l’aide est bien réelle.

L’exemple d’Adailton

Cela étant, même à un niveau plus modeste, le footballeur peut apporter sa contribution. Je me souviens qu’avec mes coéquipiers de Sion nous nous étions rendus dans un centre pour enfants handicapés, physiques et mentaux. Cela nous a pris quelques heures de notre temps, mais voir la joie sur les visages de ces petits constituait une récompense formidable.

Certains de mes coéquipiers m’ont marqué par leur générosité. José Adailton, à Sion, était un vrai exemple. Un homme d’une grande humilité, très croyant, qui pensait sans cesse aux autres. Il a créé une fondation au Brésil qui s’occupe d’enfants défavorisés. Il s’y dédie corps et âme. Et comme il a joué en équipes nationales juniors avec quelques stars du football brésilien, comme Robinho, leur ‘parrainage’ l’aide à collecter des fonds.

A Xamax, Dante Senger ne rentrait jamais chez lui sans une ‘cargaison’ de chaussures et autres habits de football. Il vient d’une région reculée d’Argentine, très rurale. Ce genre de geste apporte amour et joie.

Mais il n’y a pas besoin d’aller aussi loin. En Suisse aussi, de nombreuses causes méritent que l’on se mobilise. J’avais par exemple créé, avec un cercle d’amis, un petit événement en novembre 2014 pour sensibiliser au dépistage du cancer de la prostate et des testicules. Nous avons réuni une certaine somme pour l’association Movember. On se laissait pousser la moustache et cela suscitait des interrogations dans la population, provoquant une sorte de ‘buzz’. C’était un moyen malin et ludique d’évoquer une problématique lourde.

Aider les requérants

Je crois qu’au fond le footballeur n’est pas vraiment différent du reste de la société. Dans un vestiaire, on peut parler de trucs futiles, mais aussi échanger sur des questions internationales, comme le tsunami de 2004 ou plus récemment les attentats du Bataclan.

Personnellement, je suis touché par la problématique des réfugiés. Il ne faut pas être fermé par peur de la différence. Au contraire, il faut faire tout ce qui est possible pour intégrer ces personnes – qui à 98% sont en Suisse pour fuire des conditions atroces – à travers des cours et diverses activités. Les requérants d’asile ne demandent qu’à faire partie de leur nouvelle société en essayant de contribuer à sa pérennisation.»


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