Neuchâtel Xamax FCS
 12.08.2017, 00:01  

Bienvenue au pays des sobriquets

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Bienvenue au pays des sobriquets

 12.08.2017, 00:25   Bienvenue au pays des sobriquets

FOOTBALL Les surnoms sont en vogue à Montfaucon. Florilège avant la venue de Xamax.

C’est le jour-J pour l’US Montfaucon. Cet après-midi, les Jurassien auront l’honneur de se mesurer à Neuchâtel Xamax FCS pour le compte du premier tour de la Coupe de Suisse (16h). Un monde sépare évidemment les pensionnaires de cinquième ligue du co-leader de Challenge League. Hors du terrain aussi. Si les surnoms sont en voie de disparition sur le...

C’est le jour-J pour l’US Montfaucon. Cet après-midi, les Jurassien auront l’honneur de se mesurer à Neuchâtel Xamax FCS pour le compte du premier tour de la Coupe de Suisse (16h). Un monde sépare évidemment les pensionnaires de cinquième ligue du co-leader de Challenge League. Hors du terrain aussi. Si les surnoms sont en voie de disparition sur le Littoral neuchâtelois, la tradition est encore bien ancrée dans le Jura. Une majorité de joueurs et dirigeants du Péché (le nom du stade) n’échappent pas à la règle. Voici quelques explications sur les sobriquets les plus savoureux que les protégés de Zouzou arboreront au dos de leur maillot.

Jean-Marc Bueche (entraîneur), alias Zouzou: «Ce surnom m’a été donné dès ma naissance. Quand m’a mère a accouché, la sage-femme lui a dit: ‘celui-là sera un sacré Zouzou’. Et c’est resté.»

Pascal Braichet, alias KK’T (prononcer Quéquette): «Lors d’un entraînement, j’ai imité quelqu’un qui souffre de la maladie de Gilles de La Tourette pour chambrer un coéquipier dont les frappes étaient plus que molles.»

Lucien Ourny, alias Picardson: «Dès que j’ai pu, j’ai porté la barbe. Comme j’ai aimé ce que l’Islande a réalisé lors du dernier Euro, que je ressemble un peu à leur capitaine Aron Gunnarsson, que les Vikings ajoutent le suffixe «son» à leur nom pour leurs fils et que mon père est ‘Picard’, mes potes m’ont baptisés ainsi.»

Patrick Maître, alias Pinto: «Quand nous avions refait le toit de la buvette j’étais toujours en ‘marcel’. Comme j’ai le teint hâlé et une pilosité assez fournie, c’est sorti une fois et voilà.»«C’est notre Portugais de service», rigolent ses coéquipiers.

Vincent Schaffter, alias Turbo ou Turbosieste: «Il est capable de s’endormir n’importe où en moins de temps qu’il ne faut pour le dire», assure Zouzou.

Dylan Oliveira, alias Bob (évidemment relatif à sa chevelure) ou Shoananas: «Je préfère le deuxième, car je suis très engagé pour que soit rétablie la vérité historique et dénoncer les mensonges qui portent préjudice à la Palestine. Je suis fan de la ‘dissidence humoristique’ à la Dieudonné. Même par l’humour, on peut éveiller les consciences.»

Fabian Baconat, alias Bacchus (entraîneur assistant): «C’est évidemment un dérivé de mon nom de famille qui m’a été donné depuis l’enfance. Mais j’aime aussi bien le vin!»

Dylan Baconat, alias Dylpile la pile: «Ce surnom date de ma période scolaire. Disons qu’il m’a été donné parce que je suis toujours plein d’énergie.»

Cédric Baconat, alias Bacchus Jr ou P’tit Bacchus: «Mon père étant surnommé Bacchus, depuis que je suis arrivé en première équipe, on m’a baptisé ainsi.»

Fabien Aeby, alias Bibi: «Quand j’étais très jeune, ma mère a hurlé ‘allez Bibi’ lors d’un match de hockey. Tout le monde a entendu et c’est resté.»

Noah Thiévent, alias P’tit Zeb: Explication du papa, Hervé, entraîneur des vétérans et surnommé Zebron. «Petit, ma mère me tricotait des pulls zébrés avec des restes de laine. Et je courais vite!»

Noé Kottelat, alias Musul Jr ou P’tit Musul: Un surnom hérité de son père, à qui on prêtait la réputation d’être un peu dur avec les femmes, un peu macho. Mais n’y voyez aucune connotation religieuse négative.

Denis Miserez, alias Coquelet (vice-président): «Quand je suis arrivé en actifs, j’avais le même style qu’un autre joueur que l’on surnommait Coq. Mais cela n’a rien à voir avec Robert Kok.»

Denis Chaignat, alias Papinou (président): «A l’époque où nous étions en troisième ligue, il y avait un autre Denis (Miserez) dans l’équipe. Cela créait des ‘perturbations’. Lors d’un après-match au bistrot, mais fille m’a appelée Papinou. Cela reflète finalement assez bien l’esprit fair-play qui me tient à cœur.»

des plus classiques et des non-baptisés

Tous les joueurs de Montfaucon n’ont pas été affublés d’un surnom qui sort de l’ordinaire. Ainsi, certains Jurassiens ont été baptisés d’un dérivé de leur nom ou de leur prénom. Ainsi, Simon Aubry est Sims, Timon Lüthi est Timi, Davy Vonlanthen est Dady, Abdulrahman Amadpoor est simplement Rahman, Thibaud Willemin est Thibal, Philippe Beuret est Philon, Pierrick Varrin est P’tit Pierre et Théo Miserez est Misou. Fraîchement arrivés, de l’extérieur ou du mouvement juniors, les autres membres de l’équipe n’ont pas encore eu droit à un nouveau nom et se font appeler par leur prénom ou un diminutif. C’est le cas pour Max Vuilleumier, Colin Donzé, Jo(rdan) Thiévent, Seba(stian) Fretz et Ju(lien) Paupe. Ce n’est sans doute qu’une question de temps avant qu’ils ne soient logés à la même enseigne que les autres.

Le physique d’abord

On y est! Depuis le 28 juin et le tirage au sort du premier tour de la Coupe de Suisse, tout Montfaucon – intégré à la compétition grâce à son fair-play exemplaire, rappelons-le – attend cette partie face à Neuchâtel Xamax FCS. Le match du siècle est pour cet après-midi (16h). «C’est un rêve, une occasion unique de voir la différence qui nous sépare d’un club professionnel», se réjouit l’entraîneur jurassien Jean-Marc Bueche. Si le technicien du Péché vise la promotion en quatrième ligue cette saison, cette partie est évidemment spéciale. Et tout le monde souhaitait la jouer. «Depuis la reprise, le 11 juillet, la fréquentation aux entraînements est très bonne», souligne Zouzou, qui a dû effectuer certains choix puisque tout le monde n’aura pas la possibilité de figurer sur la feuille de match. «Ce n’est pas un match sur lequel je vais me faire des copains. Mais j’avais des choix à effectuer. Des choix techniques, mais également physiques. J’ai privilégié cet aspect, car certains bons techniciens auraient été ‘oxy’ après 20 minutes.» Le but des Jurassiens? «Tenir le choc le plus longtemps possible et en ramasser le moins qu’on peut. Toutefois, nous n’allons pas balancer le ballon. Nous essaierons de créer du jeu. Ce serait du pain béni si nous pouvions marquer un but, en profitant d’un long ballon, d’un penalty ou d’un coup franc.»

«J’espère que nous ne prendrons pas une ‘valise’, mais aussi que Xamax ne jouera pas à la retirette. Quoi qu’il en soit, c’est un honneur de pouvoir jouer un tel match. Cela récompense aussi les valeurs que nous défendons et cela constitue une belle vitrine pour le football de base», se réjouit l’expérimenté défenseur Pascal Braichet.

De son côté, Michel Decastel aborde cette rencontre sereinement. «Nous n’avons pas la même pression que si nous affrontions une première ligue. Néanmoins, nous nous sommes préparés normalement. Tout a été bien organisé par notre adversaire. Nous serons reçus comme des chefs. Nous allons respecter Montfaucon, jouer au football et nous faire plaisir lors de cette fête», assure le technicien, qui en profitera pour faire tourner son effectif. Karlen, Da Costa, Qela et Escolano sont blessés.


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