12.10.2017, 00:47

Le nouveau défi de Luiz Souza

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VBC Val-de-Travers. En haut de gauche à droite: Amanda Mckinzie, Konstantina Orologopoilou, Luiz Souza (coach), Maelle Cabanes et Cindy Wigger. En bas de gauche à droite: Maria Castellani, Diane Denis, Karine Perret, Camille Simonin et Yiting Cao.

 12.10.2017, 00:47 Le nouveau défi de Luiz Souza

Par antoine membrez

VOLLEYBALL Pour enfin accéder au tour final, Val-de-Travers fait confiance au coach brésilien, ex-NUC et Colombier.

«Hé, Luiz! Elle est moche ta veste. Il y a écrit ‘NUC’dessus», lance l’une des juniors de Val-de-Travers en apercevant son entraîneur. Au fond du couloir du Centre sportif de Couvet, ce dernier lui rétorque en rigolant «Je n’y peux rien, je n’ai pas encore reçu la nouvelle.» Pas verni du tout, Luiz Souza. Forcément, il a fallu que...

«Hé, Luiz! Elle est moche ta veste. Il y a écrit ‘NUC’dessus», lance l’une des juniors de Val-de-Travers en apercevant son entraîneur. Au fond du couloir du Centre sportif de Couvet, ce dernier lui rétorque en rigolant «Je n’y peux rien, je n’ai pas encore reçu la nouvelle.» Pas verni du tout, Luiz Souza. Forcément, il a fallu que cette amusante scène se déroule en présence du journaliste venu l’interviewer.

Les affaires reprennent bel et bien, ce week-end en ligue nationale B de volleyball. Et ce tant pour les hommes que pour les dames. Dans la région, le nouveau chapitre qui s’ouvre marque ainsi de piquantes rocades au poste d’entraîneurs. L’occasion de constater, s’il en était encore besoin, que le monde de la balle jaune et bleu tourne en comité restreint en terres neuchâteloises. Presque au point d’en devenir une histoire de famille.

Le grand chelem

Cela fait maintenant six ans que Luiz Souza a posé ses valises en Suisse. Comme celui de tous les coaches, son parcours suit les méandres de la chance, la malchance et surtout des opportunités. L’amateur de belles histoires aimera à croire que le hasard n’a pas sa place dans le dernier de ses choix.

En s’engageant avec Val-de-Travers cet été, le Brésilien réalise le grand chelem neuchâtelois. Il n’est du reste pas le seul. Son collègue Alexandre Pruñonosa, qui reprendra la place qu’il a laissée vacante à Colombier, se distinguera aussi par cet honneur. Lorsque le premier service aura été frappé ce week-end, ils auront en effet tous deux officiellement pris place sur tous les bancs des clubs majeurs du canton. Soit le NUC, Colombier et «Valtra». Une performance en soi.

«Après avoir réfléchi, je ne pouvais pas refuser l’offre que m’a proposée Val-de-Travers. J’habite à Couvet depuis un moment maintenant et je m’y sens magnifiquement bien», reconnaît Luiz Souza. Pour ce dernier, le luxe d’habiter aussi près de son lieu de travail ne se discute pas. En bon passionné de course à pied, il ne manque pas non plus de souligner la richesse de l’endroit dans ce domaine.

Groupe renouvelé

A Couvet, le technicien latin savoure du reste la qualité des infrastructures à sa disposition. «C’est dingue de pouvoir bénéficier de tels moyens pour s’entraîner dans un si petit village. J’ai remarqué qu’en Suisse, c’est souvent le cas», lance-t-il, tout en montrant la salle de musculation du Centre Sportif.

Luiz Souza n’est pas homme à aimer la routine. La nouvelle aventure dans laquelle il se lance l’obligera une nouvelle fois à effectuer une pirouette; après son passage des filles du NUC aux garçons de Colombier il y a deux ans, il retrouvera des sourires féminins.

Des revirements que seul le volleyball semble permettre à ce niveau. «Beaucoup de gens me demandent si je préfère travailler avec une équipe masculine ou féminine. Je ne saurais pas dire pourquoi, mais entraîner des dames me procure une sorte d’épanouissement supplémentaire», confesse le Carioca.

Tout épanoui qu’il sera, le quinquagénaire aux cheveux poivre et sel devra composer avec un groupe en grande partie renouvelé. Les tracas engendrés par un précédent exercice difficile ont laissé quelques traces dans l’effectif. «Beaucoup de joueuses sont parties cet été. Nous avons dû reconstruire presque toute l’équipe, il ne restait que quatre ou cinq filles», explique-t-il, avant d’exprimer sa confiance. «Nous avons des individualités de qualité et je suis persuadé que nous parviendrons à notre objectif.»

A savoir, assurer une place dans le tour de promotion.


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