15.11.2017, 00:01  

Qui peut incarner la renaissance de la «Squadra Azzurra»?

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Les Italiens n’étaient pas tombés aussi bas depuis 60 ans.

 15.11.2017, 00:01   Qui peut incarner la renaissance de la «Squadra Azzurra»?

Par ats

FOOTBALL - L’Italie panse ses plaies après la non-qualification pour la Coupe du monde.

Milan Italie, année zéro. La fédération italienne se réunira aujourd’hui à Rome pour «une analyse approfondie et décider des choix à venir», notamment celui du sélectionneur. La situation de Gian Piero Ventura est intenable après l’élimination du pays pour la Coupe du monde 2018 en Russie.

Carlo Tavecchio, président de la fédération italienne, a été le premier à parler...

Milan Italie, année zéro. La fédération italienne se réunira aujourd’hui à Rome pour «une analyse approfondie et décider des choix à venir», notamment celui du sélectionneur. La situation de Gian Piero Ventura est intenable après l’élimination du pays pour la Coupe du monde 2018 en Russie.

Carlo Tavecchio, président de la fédération italienne, a été le premier à parler d’«apocalypse» en cas de non-participation. Le mot a été, depuis, repris par tous et de nombreux observateurs estiment que le dirigeant qui a choisi Ventura devrait être le premier à payer le prix du fiasco.

Très abattus après le match, les cadres de la «Nazionale» ont cependant réussi à garder la tête froide. Le défenseur Giorgio Chiellini, qui n’a pas encore dit s’il continuait ou pas en sélection, a le mieux montré la voie. «On doit faire un examen de conscience. Après un échec de ce genre, il va y avoir beaucoup de travail. Mais on a trois ans (avant l’Euro) et j’espère que l’amour ressenti à San Siro n’abandonnera jamais la Nazionale», a-t-il déclaré.

«Je suis sûr que les jeunes vont progresser et pourront ouvrir un cycle pour que cette défaite reste dans les mémoires comme l’année zéro, celle du début de la renaissance», a-t-il ajouté.

Les rêves Conte et Ancelotti

Interrogés après le match à San Siro, tifosi et journalistes italiens ne voulaient plus entendre parler de Ventura. Le sélectionneur n’a pas officiellement donné sa démission, mais on voit mal comment il pourrait rester. Pour le remplacer, les deux noms qui font rêver l’Italie sont ceux de Carlo Ancelotti, libre après avoir été remercié par le Bayern Munich, et Antonio Conte, prédécesseur de Ventura. Conte, aujourd’hui à Chelsea, avait amené l’Italie aux portes des demi-finales de l’Euro 2016 avec une équipe plutôt moins forte que celle qui a buté deux fois sur la Suède.

Reste à savoir si l’idée de reconstruire à partir de ce tapis de cendres intéressera les deux hommes. Reste à savoir aussi si la FIGC pourra leur offrir le salaire auquel leur immense carrière les a habitués. Comme Conte, les autres techniciens évoqués, Roberto Mancini ou Massimiliano Allegri, sont sous contrat, respectivement avec le Zenit Saint-Pétersbourg et la Juventus.

La fédération pourrait donc nommer un intérimaire, comme Luigi Di Biagio, qui a conduit les espoirs à une honorable demi-finale lors du dernier Euro de la catégorie. La désignation en 2016 de Ventura, technicien respecté mais à la carrière très modeste au haut niveau – aucun match dirigé en Ligue des champions – rappelle que les grands entraîneurs italiens ne se battent pas forcément pour prendre les rênes d’une sélection en souffrance depuis 2012.

Reconstruction et formation

«Les décisions prises dans l’urgence ne donnent presque jamais rien de bon, mais si l’Italie veut redevenir digne de son nom dans un futur proche, il n’y a pas une journée à perdre», estime la «Gazzetta dello Sport». D’autres que l’Italie, comme la France après 1994 ou l’Allemagne et l’Angleterre plus récemment, sont tombées très bas et ont su reconstruire sur des ruines.

«Peut-être qu’il faut aller à l’étranger avec notre carnet de notes pour comprendre comment on rebâtit un système en crise», juge donc la «Gazzetta». En outre, s’il y a une chose à garder des 16 mois du mandat Ventura, ce sont les stages lancés pour évaluer les jeunes les plus prometteurs et les habituer à l’environnement de la sélection.

Mais plus en amont, l’Italie va devoir se pencher sur son système de formation et sur son championnat «Primavera», qui implique que jusqu’à 19 ou 20 ans, les joueurs n’affrontent que des adversaires de leur âge. A l’exception des plus talentueux, ils sont donc prêts tardivement pour le haut niveau.

Car le constat est accablant: l’Italie n’a pas sorti un joueur offensif ou créatif de niveau mondial depuis Alessandro Del Piero, Francesco Totti ou Andrea Pirlo, qui sont tous à la retraite. ats


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