07.11.2017, 20:24  

La Ville de Neuchâtel souhaite investir malgré un déficit annoncé de 3,2 millions de francs

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La Ville de Neuchâtel a annoncé un déficit de 3,2 millions pour 2018

 07.11.2017, 18:58   La Ville de Neuchâtel souhaite investir malgré un déficit annoncé de 3,2 millions de francs

Neuchâtel Le Conseil communal de la Ville de Neuchâtel a présenté ce mardi un budget déficitaire de 3,2 millions. Ce qui ne l'empêche pas de vouloir investir. Tour d'horizon des principaux projets.

Rouge vif: c’est la couleur du budget prévu par la Ville de Neuchâtel pour 2018. Hier, lors d’une conférence de presse, Fabio Bongiovanni, directeur des Finances, a annoncé un déficit de 3,2 millions de francs pour un total de charges de 280,96 millions.

La dette devrait augmenter de 4,5% pour passer à 329 millions, et...

Rouge vif: c’est la couleur du budget prévu par la Ville de Neuchâtel pour 2018. Hier, lors d’une conférence de presse, Fabio Bongiovanni, directeur des Finances, a annoncé un déficit de 3,2 millions de francs pour un total de charges de 280,96 millions.

La dette devrait augmenter de 4,5% pour passer à 329 millions, et la fortune nette devrait s’établir à 48 millions de francs au 1er janvier 2018.
Mais la situation aurait pu être bien pire, avec un déficit de près de 18 millions, si la Ville n’avait pas puisé dans diverses réserves. «On pense que Neuchâtel roule sur l’or, mais elle est déficitaire. Nous ne pouvons pas consommer tout ce qui a été mis de côté», relève le grand argentier communal.

>> A lire aussi: Budget 2018: Quatre projets que l'exécutif voudrait réaliser à Neuchâtel

Malgré cela, les autorités prévoient de nombreux investissements, pour un montant global de 42,7 millions de francs (dont 12,8 millions financés par des taxes, comme les déchets, l’épuration ou les ports). Une moitié de ces montants a déjà été votée par le Conseil général.

Mais pourquoi continuer d’investir dans ces conditions? Afin de «doter la ville des infrastructures et prestations nécessaires à son développement et entretenir son patrimoine», répond le Conseil communal. «Nous estimons qu’un certain nombre d’investissements doivent être faits, selon une logique», explique Fabio Bongiovanni.

Cette logique vise à s’occuper d’abord des questions sécuritaires (exemple: la passerelle rouge de la gare doit être refaite), ensuite des mises aux normes (exemple: des barrières et des garde-corps doivent être remplacés) puis, finalement, des «priorités politiques marquées par le Conseil communal».

Deux millions pour le domaine public

Et comment ces dossiers sont-ils estimés comme prioritaires? «Ça se décide en fonction des discussions. C’est tout ce qui doit permettre le bien-vivre à Neuchâtel», explique le conseiller communal. Le but est évidemment qu’il puisse y avoir un retour sur investissement: l’installation d’habitants dans la ville.

Outre les neuf millions nécessaires à la transformation du bâtiment sis Maximilien-de-Meuron 6 en collège (voir article ci-dessous), on peut citer la construction d’un vestiaire au Chanet et le remplacement du terrain synthétique à Pierre-à-Bot pour «favoriser l’activité sportive chez les jeunes». Côté patrimoine on poursuit les travaux de restauration de La Collégiale (3,6 millions) et du Musée d’ethnographie (3 millions). Deux millions seront en outre investis pour l’entretien du domaine public.

C’est quoi, les fonds et réserves?

Pour 2018, près de quinze millions ont été puisés dans les réserves et fonds de la Ville de Neuchâtel pour arriver au déficit budgétaire de 3,2 millions.

Ainsi, 7,5 millions ont été piochés dans la réserve conjoncturelle (notamment du fait des différentes réformes législatives), 900000 francs dans le fonds pour des mesures d’agglomération et de valorisation urbaine, 300000 francs dans la réserve pour l’amélioration de l’accessibilité de la ville (par exemple pour la phase test de l’Abo-ado) et 5,3 millions dans la réserve constituée lors de la réévaluation du patrimoine administratif.

321 millions de francs

«Nous prélevons de l’argent dans ces réserves et fonds parce que c’est fait pour et parce que nous avons l’argent nécessaire pour le faire», explique Fabio Bongiovanni, directeur des Finances.

Fin 2016, les fonds et réserves se montaient à 321 millions de francs. «Nous pouvons puiser dedans tant qu’il y a de l’argent, à condition que les projets répondent aux objectifs de ces fonds et réserves», explique le conseiller communal.
Règle de l’autofinancement

Et d’ajouter que «la Ville n’a pas de système de frein aux dépenses, mais elle a été précurseur avec la règle de l’autofinancement, qui limite le nombre d’investissements». Ainsi, «on ne doit pas recourir à plus de 30% d’emprunt pour investir». Il s’agit d’«une nouvelle contrainte de la loi cantonale sur les finances, que l’on respectait déjà avant».


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