14.11.2017, 00:01  

Du vert dans un exécutif monocolore

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Avec presque douze années d’engagement au sein du Conseil communal de Peseux et quelques autres comme conseiller général auparavant, Pascal Bartl a décidé de mettre un terme à son mandat politique à la fin de l’année.

 14.11.2017, 00:01   Du vert dans un exécutif monocolore

PESEUX - Pascal Bartl abandonnera à la fin de l’année son fauteuil de conseiller communal où seuls des élus libéraux-radicaux siègent. Un candidat vert’libéral s’est annoncé pour la succession.

Le Parti libéral-radical n’accaparera plus les cinq sièges du Conseil communal de Peseux à partir de l’année prochaine. L’un de ses représentants, Pascal Bartl, a annoncé qu’il mettrait un terme à son mandat au 31 décembre. La jeune section des Vert’libéraux saute sur l’occasion pour placer l’un des...

Le Parti libéral-radical n’accaparera plus les cinq sièges du Conseil communal de Peseux à partir de l’année prochaine. L’un de ses représentants, Pascal Bartl, a annoncé qu’il mettrait un terme à son mandat au 31 décembre. La jeune section des Vert’libéraux saute sur l’occasion pour placer l’un des siens à l’exécutif. Car le PLR subiéreux ne souhaite pas monopoliser plus longtemps l’exécutif communal. «Nous ne présenterons pas un nouveau candidat pour mon remplacement: nous avons pris cette décision après en avoir discuté au sein du Conseil communal. Puis nous en avons parlé avec le groupe des Vert’libéraux», explique Pascal Bartl.

Apparemment, le courant est mieux passé qu’avec le groupe Parti socialiste. C’est que PLR et PS subiéreux étaient en guéguerre depuis avant les dernières élections. Les élus à la rose avaient renoncé à présenter des candidats à l’exécutif après que le groupe PLR avait présenté sa liste avec cinq candidatures. Sans opposition dans cette lutte à deux – les Vert’libéraux ont fait leur entrée au Conseil général au début de cette législature – les libéraux-radicaux avaient fait le plein. Avec, pour conséquence, un gouvernement monocolore à Peseux.

«Nous avons fait connaissance avec les Vert’libéraux voici un an. Et cela a débouché sur une bonne ambiance de travail», relève Pascal Bartl, en admettant qu’un exécutif monocolore n’est pas la solution idéale. «Mon départ constitue une très bonne occasion pour faire entrer un Vert’libéral à l’exécutif», considère le démissionnaire.

Sur le plan personnel, Pascal Bartl (46 ans) avoue une certaine fatigue politique: «Une dizaine d’années, c’est suffisant. J’ai fait un petit bout de plus pour accompagner la commune après le refus du projet de fusion

Président de section, Le physicien Philipp Niedermann prêt à relever le défi

Comme dans de nombreuses autres communes, les Vert’libéraux étaient absents à Peseux. Mais la liste présentée l’automne dernier a très bien marché. Les électeurs asseyaient huit prétendants vert’libéraux sur les bancs du Conseil général subiéreux. Du coup, l’affrontement gauche/droite est arbitré depuis lors par cette troisième force politique. Et, désormais, elle est même prête à pousser la porte de l’exécutif, au Travers de Philipp Niedermann.

Agé de 61 ans, marié et père d’un enfant, le président de la section vert’libérale de Peseux se dit maintenant prêt à entrer dans l’exécutif. «Pour notre première législature, nous ne voulions pas viser directement le Conseil communal. Mais les électeurs nous ont crédités de près de 20% des voix», rappelle le physicien. L’accession des Vert’libéraux au parlement communal a mis fin à la majorité absolue du PLR au législatif. Maintenant, le groupe entend mettre un peu de couleur au sein de l’exécutif. «Après une année de pratique, on s’est familiarisé avec les sujets communaux. La démission de Pascal Bartl est une occasion à saisir. C’est une opportunité aussi pour rééquilibrer un peu le jeu démocratique», poursuit le chef de projet au CSEM de Neuchâtel.

Mais aura-t-il voix au chapitre, ce que dénonçaient les socialistes quand, minoritaires, ils siégeaient au Conseil communal? «Une année a passé; le climat s’est apaisé. Et je compte sur l’esprit de collégialité des autres membres de l’exécutif.» Aux yeux de Philipp Niedermann, son parti campe clairement au centre de l’échiquier politique. Il mise sur cette position pour relever le niveau des investissements, et œuvrer en faveur d’une mobilité douce, et du serpent de mer qu’est la traversée de Peseux.


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