13.11.2017, 00:01  

La fête à l’harmonie à l’Ancienne Poste

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 13.11.2017, 00:01   La fête à l’harmonie à l’Ancienne Poste

LE LOCLE - Etape forte du tour du canton pour le 100e anniversaire du Conservatoire de musique neuchâtelois. Un programme entre le Nord et le Sud, de la Norvège à l’Amérique du Sud.

Fabuleux! Ces «Danses norvégiennes» de Grieg devaient s’entendre de la cave aux combles, samedi après-midi à l’Ancienne Poste du Locle.

Le Conservatoire de Musique neuchâtelois faisait la fête par un tour du canton pour son 100e anniversaire. Un bus s’est baladé samedi de Neuchâtel à La Chaux-de-Fonds, en passant par Couvet, Cernier et l’Ancienne Poste du Locle. Des étapes...

Fabuleux! Ces «Danses norvégiennes» de Grieg devaient s’entendre de la cave aux combles, samedi après-midi à l’Ancienne Poste du Locle.

Le Conservatoire de Musique neuchâtelois faisait la fête par un tour du canton pour son 100e anniversaire. Un bus s’est baladé samedi de Neuchâtel à La Chaux-de-Fonds, en passant par Couvet, Cernier et l’Ancienne Poste du Locle. Des étapes musicales où les passagers rejoignaient le public déjà présent de scène en scène. Occasion aussi de mettre en valeur des lieux tels que la chapelle de Couvet, où un passager qui venait de débarquer au Locle n’avait jamais entendu la moindre note de musique. Il y a été émerveillé par la flûte de Pan de Marianne Hofstetter! «Et s’il y a de la Musique dans tant d’endroits différents, cela la vulgarise, et cela permet aux gamins d’accéder à des valeurs. La culture musicale, cela vous donne une ouverture culturelle, spirituelle...»

Au Locle, dès 16h, le programme était roboratif. Après un ensemble de violoncelles, un tonnerre de noires et blanche a secoué l’Ancienne Poste. Gilles Landini et Sabrina Bulgheroni se sont déchaînés dans des «Danses slaves» de Dvorak. Puis les «Danses norvégiennes» de Grieg ont électrisé le public.

Comme on attendait le bus vers 17h15, «je ferai ce que je ne fais jamais, je jouerai avec ma montre» annonçait Gilles Landini. Mais on aurait bien continué à écouter...

Viva la cumbia!

Au rez-de-chaussée, la Musique scolaire accueillait les passagers du bus et autres auditeurs avec des airs sud-américains,«La camisa negra» et «La casa de Fernando», sous la direction trépidante de Valentin Faivre. «Merci Valentin!» lui a lancé le directeur du Conservatoire, Sylvain Jaccard.

Entre les deux institutions, le partenariat fonctionne à merveille. «Cette formation musicale de la ville du Locle et nous-même poursuivons des objectifs semblables: le bonheur de faire de la musique!»

Ces jours de fête «sont là pour montrer que le Conservatoire, la musique, sont présents dans tout le canton», et c’est aussi aller une manière d’aller à la rencontre des gens.

Le président de la Ville, Cédric Dupraz, renchérissait, en saluant cette synergie entre Musique scolaire et Conservatoire. «Un adulte créatif est un enfant qui a survécu et vous jouez le rôle du passeur. La musique rassemble. C’est le ciment qui permet la cohésion entre les sociétés.»

La musique encore élitiste?

Toutes les régions du canton y ont participé: Gisèle Ory, présidente de l’association «100 ans de formation musicale dans le canton de Neuchâtel» était ravie de le souligner. Le Conservatoire est décentralisé, il donne des cours partout, et c’est bien l’idée: «Que la musique reste accessible à tous les enfants, qu’elle soit à la portée de tout le monde». Exemple: les 32 fanfares ou musiques du canton étaient là le 3 novembre devant le temple du Bas, «ce qui veut dire qu’une osmose existe vraiment entre le Conservatoire et la musique populaire. D’ailleurs, peut-on encore dire aujourd’hui que la musique est élitiste?»

Un idéal qui demeure

L’idéal des fondateurs du Conservatoire en 1917, qui demeure, c’était cela: que les gens se rencontrent, et rester le plus proche possible de la population.

Gisèle Ory elle-même peut en parler en connaissance de cause, elle fréquente en effet le Conservatoire depuis qu’elle a dix ans «et je continue le piano et le chant».

Pour sa part, Cédric Dupraz a fait «beaucoup de chorale, et puis de la guitare, mais en autodidacte». Plus tard, si ses deux filles veulent faire de la musique, «je ne dirai pas non. Entre la Musique scolaire et le Conservatoire, il y a une perméabilité, c’est juste génial!»


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