01.12.2017, 00:01  

Le Conseil d’Etat veut fermer la Haute Ecole de musique

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La Haute Ecole de musique à Neuchâtel.

 01.12.2017, 01:56   Le Conseil d’Etat veut fermer la Haute Ecole de musique

Par fme - loe

CULTURE Cette mesure du programme de législature a été présentée, hier soir, aux collaborateurs du site de Neuchâtel.

Coup de tonnerre dans le ciel culturel neuchâtelois: le Conseil d’Etat a décidé de fermer la Haute Ecole de Musique (HEM) à Neuchâtel. Présentée hier soir aux collaborateurs concernés par la conseillère d’Etat Monika Maire-Hefti, la mesure fait partie du programme de législature 2018-2021. Elle doit être rendue publique ce matin au Château.

La décision est dictée par un...

Coup de tonnerre dans le ciel culturel neuchâtelois: le Conseil d’Etat a décidé de fermer la Haute Ecole de Musique (HEM) à Neuchâtel. Présentée hier soir aux collaborateurs concernés par la conseillère d’Etat Monika Maire-Hefti, la mesure fait partie du programme de législature 2018-2021. Elle doit être rendue publique ce matin au Château.

La décision est dictée par un souci de faire des économies, Rattaché à la HEM de Genève, le site neuchâtelois, où travaillent une cinquantaine d’enseignants, doit fermer en 2021 et ne devrait plus accueillir de nouveaux étudiants. La centaine d’étudiants inscrits doivent pouvoir finir leur cursus. «Les collaborateurs sont sous le choc», dit l’un d’eux. «Le Conseil d’Etat est en train de faire exactement ce qu’il reproche aux entreprises qui délocalisent, et de la pire des manières qui soit!»

Impact sous-estimé

Si les enseignants ne doutent guère de pouvoir retrouver un emploi, «c’est catastrophique pour la vie culturelle neuchâteloise. On nous enlève le peu de rêve qu’il nous restait dans le canton», souligne notre interlocuteur. «Prise à parti, la conseillère d’Etat a admis qu’elle n’avait pas étudié l’impact à long terme de cette mesure.»

La mesure ne concerne pas directement le Conservatoire, qui partage les locaux de la HEM à Neuchâtel.

Au sortir de la réunion d’urgence, les enseignants commencent à envisager la riposte, réunis dans une salle de l’école. Ils veulent s’en remettre aux députés, «bien que Monika Maire-Hefti nous ait indiqué que la décision ne relevait pas du Grand Conseil», précise quelqu’un.

«Une friche culturelle»

Tous espèrent toutefois un débat politique: «Lorsque Sylvie Perrinjaquet avait tenté de fermer l’Ecole de musique, nous avions réussi à convaincre le Grand Conseil».

Le pianiste Marc Pantillon dresse un tableau rapide de la situation: «C’est une catastrophe pour le paysage culturel du canton. Orchestres, groupes chefs de fanfare, de nombreuses institutions ont besoin de la HEM». Et il faudra dénoncer le contrat avec Genève. Canton qui avait peu goûté à la tentative, de Philippe Gnägi, de lui faire faux bon.

Marc Pantillon doute aussi que la mesure n’ait pas d’impact sur le conservatoire.

Certains enseignants travaillent en effet dans les deux institutions. «La plupart d’entre nous ont plusieurs casquettes, donnent des concerts ou des cours ailleurs qu’à la HEM. Les situations sont très variées».

«Le plus dur», explique une enseignante présente dans la salle, «sera de vivre des rentrées alors qu’aucun nouvel étudiant ne pourra commencer. Neuchâtel va devenir une friche culturelle». fme - loe


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