11.08.2017, 15:46  

Sur le vaste site de Perreux, les patients psychiatriques vivent à proximité des requérants d'asile

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Le centre fédéral pour requérants d'asile à Perreux est clairement séparé du reste du site.

 11.08.2017, 16:01   Sur le vaste site de Perreux, les patients psychiatriques vivent à proximité des requérants d'asile

Psychiatrie Hospitalisé durant un mois et demi, un patient du Centre Neuchâtelois de Psychiatrie (CNP) a mal vécu son séjour. Il estime que la proximité avec d'autres populations - requérants et gens du voyage - n'est pas optimale pour les soins. Le CNP relève que tout est fait pour que cette proximité se passe bien et qu'elle ne suscite pas de plaintes.

«Est-ce que vous savez qu’il y a 250 patients à Perreux? Un site qui accueille des requérants d’asile et depuis peu des gens du voyage admis temporairement. Je trouve que c’est irrespectueux par rapport aux patients.»

Ce Chaux-de-Fonnier, hospitalisé il y a peu pour une dépression, regrette le temps où l’on «protégeait les patients» en les hébergeant «dans un lieu isolé».

En ligne de mire, le bruit que causerait le voisinage qu’il dénonce. Une telle...

«Est-ce que vous savez qu’il y a 250 patients à Perreux? Un site qui accueille des requérants d’asile et depuis peu des gens du voyage admis temporairement. Je trouve que c’est irrespectueux par rapport aux patients.»

Ce Chaux-de-Fonnier, hospitalisé il y a peu pour une dépression, regrette le temps où l’on «protégeait les patients» en les hébergeant «dans un lieu isolé».

En ligne de mire, le bruit que causerait le voisinage qu’il dénonce. Une telle cohabitation est «en contradiction avec les exigences de soins», juge-t-il, tout en précisant qu’il n’a rien à reprocher aux soignants.

De l’alcool sur les tables
Le bruit n’est pas son seul grief: «On peut trouver de tout dans ce camping, même de l’alcool sur les tables», dénonce-t-il. Car des patients dépendants de l’alcool pourraient succomber à la tentation. Et, craint-il, rien n’empêche un patient de s’approcher de requérants pour en faire des fournisseurs.

Le patient n’est pas satisfait de la réponse qu’il a reçue, dans laquelle on lui précise que les agents de sécurité présents sur le site ont pour consigne justement d’éviter tout éventuel problème de cohabitation. Il s’inquiète pour ceux qui devront subir ces désagréments dans les mois à venir.

Les malades dans la cité
Au CNP, la Secrétaire générale Florence Jaton indique que la proximité entre les deux populations – patients et requérants d’asile – a fait l’objet d’un examen attentif.

Mais cette situation ne suscite ni plaintes ni remarques de la part du personnel soignant ou des médecins. Par ailleurs, «les espaces sont clairement délimités.» Enfin, la présence de Yéniches, à l’extrémité ouest du site, est temporaire. 

Elle estime néanmoins que le ressenti de ce patient met le doigt sur la question que peut poser la coexistence de populations hétérogènes sur un même lieu: «En effet, la psychiatrie d’aujourd’hui, forte notamment des recommandations de l’OMS, vise de plus en plus à soigner les patients à proximité de leur lieu de vie.»


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